Noix de lavage indienne
La noix de lavage indienne, solution d’avenir ?
La noix de lavage indienne est une solution du passé : on l’utilise depuis plus de 2500 ans comme lessive naturelle. Mais est-elle pour autant une solution d’avenir ?
La réponse est oui. La saponine contenue naturellement dans la noix de lavage indienne, fruit issu du Sapindus, a des propriétés détergentes reconnues. La saponine est naturellement antibactérienne. On peut utiliser les fruits à coque de Sapindus trifoliatus, et de plus gros fruits à coque issus de Sapindus mukorossi. La récolte des noix du Sapindus peut s’étaler sur 75 ans pour un seul arbre, sachant que l’on peut commencer à cueillir la noix de lavage indienne au bout de 5 à 10 ans d’âge de l’arbre. La récolte se fait de septembre à octobre.
La noix de lavage indienne, comment ça marche ?
Il suffit de placer deux à trois coques dans un petit sac en tissu fermé, dans le tambour de la machine, et la lessive est efficace dès 30 °C. Les coques sont réutilisables. Le lavage n’est pas aussi performant qu’avec une lessive industrielle, mais largement suffisant pour avoir du linge propre et bien lavé. Il est également conseillé de coupler la lessive aux noix de lavage indiennes avec un détachage préalable des tâches les plus tenaces.
Bilan écologique de la noix de lavage
En Inde la coque de la noix de lavage a longtemps eu la cote… Mais les lessives industrielles deviennent à la mode dans la population. Par un curieux retour de balancier, c’est donc en occident que la noix de lavage indienne pourrait devenir la lessive écologique à la mode. Mais qu’en est-il du bilan écologique de la noix de lavage ?
On peut en effet tempérer notre enthousiasme en raison du bilan carbone du transport des noix de lavages indiennes jusque chez nous. Ceci posé, le Sapindus mukorossi est d’une rusticité intéressante, et pourrait s’acclimater en Europe, par exemple dans les régions les plus chaudes. Le Sapindus est bien acclimaté au jardin botanique de Strasbourg et dans les arboretums de Lyon et de Montpellier. Il est aussi cultivé en Algérie, ce qui induit des transports plus courts.




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